L’offensive lâche et barbare menée par l’axe américano-sioniste franchit un nouveau seuil dans l’ignominie. Alors que plusieurs villes iraniennes sont bombardées, le massacre d’une centaine de fillettes dans le sud du pays réduit en cendres les prétextes « humanitaires » des agresseurs. Face à cette agression qui a également fait tomber le guide suprême Ali Khamenei, les Iraniens tiennent des manifestations massives dans tout le pays pour exprimer leur unité et défendre leur souveraineté.
Alors que des négociations étaient en cours à Oman, l’impérialisme américain a simultanément renforcé sa présence militaire au Moyen-Orient avant d’entamer une offensive contre l’Iran le samedi 28 février au matin. Cette agression militaire est survenue alors que le processus diplomatique semblait progresser, comme l’a indiqué le ministre des Affaires étrangères d’Oman, qui a exprimé son étonnement face à l’usage de la force par les États-Unis.
Le mythe de la « libération » enterré sous les décombres
Le bilan est d’ores et déjà insoutenable et risque de s’alourdir. À Minab, dans le sud de l’Iran, le cynisme des États-Unis et d’Israël a frappé au cœur de l’enfance : une école primaire a été délibérément pilonnée, fauchant la vie de plus d’une centaine d’écolières. Ce crime de guerre n’est pas une « erreur collatérale ». Donald Trump et Benyamin Netanyahou, agissant en véritables chefs de guerre sanguinaires, ont déjà promis de poursuivre et d’intensifier les bombardements. Leur rhétorique hypocrite de « libération du peuple iranien » ne trompe plus personne : on ne libère pas un peuple en massacrant sa jeunesse et en détruisant ses infrastructures vitales. C’est une agression impérialiste nue, dont l’unique but est l’assujettissement d’une nation souveraine.
Face à cette barbarie, l’Iran a activé ses leviers de défense, ciblant les territoires israéliens ainsi que les bases militaires américaines qu’abritent les monarchies du Golfe. Aussi, plusieurs partis d’opposition, farouches adversaires du pouvoir à Téhéran, ont appelé à la mobilisation populaire générale. Pour ces mouvements, l’heure est à l’unité. Le message est clair : aucune opposition nationale ne servira de caution à l’agression impérialiste contre le pays.
Des manifestations ont éclaté après l’annonce de l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei – figure contestée de la dictature théocratique répressive – réclamant vengeance, appelant à l’unité et affirmant la souveraineté des Iraniens, en rappelant que le changement de régime incombe au seul peuple iranien.
La riposte et l’unité
Si l’issue du conflit reste incertaine, une certitude demeure : ces bombes ne visent pas l’instauration de la démocratie pour les Iraniens, mais l’installation d’un régime aux ordres de Washington et Tel-Aviv. En reproduisant les désastres de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Libye, l’impérialisme cherche d’une part, à piller les ressources iraniennes pour en priver le rival chinois ; et d’autre part, à sceller la domination d’un Israël expansionniste sur la région. C’est pourquoi les appels au « soulèvement contre les Mollah » de Trump et Netanyahou ne trouvent pas écho : les Iraniens, conscients des enjeux, ne croient pas aux « libérateurs » va-t-en-guerre responsables du génocide en Palestine et au passif macabre.
Certes, la supériorité technologique américano-sioniste peut écraser l’armée iranienne régulière. Mais aucune machine de guerre ne peut briser un peuple mobilisé, armé et déterminé à combattre l’impérialisme en Iran et dans la région. En tenant tête à ce rouleau compresseur de Trump – soutenu par la complicité honteuse des chancelleries occidentales et des monarchies vassales arabes – la résistance iranienne apparaît comme l’un des derniers remparts, notre unique espoir et la voie de l’émancipation à suivre pour tous les peuples de la région.

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