
Le ministère du travail et de la protection sociale soutenu par le ministère de l’éducation a déposé plainte auprès du tribunal administratif contre le CNAPESTE afin de demander sa dissolution. Les motifs invoqués par ce ministère pour appuyer sa demande arbitraire sont liés à une supposée « non-conformité du syndicat à la nouvelle loi syndicale » et « la non application des critères de représentativité ».
Le ministère en question pousse son zèle et le ridicule plus loin en se permettant de douter de « la légitimité de son coordinateur national » alors que la légitimité ne peut s’octroyer que par les travailleurs du secteur eux-mêmes. Elle ne peut être nullement l’affaire d’un quelconque ministère.
En effet, cette procédure s’ajoute aux multiples poursuites dont sont victimes les militants syndicaux de l’éducation dont le coordinateur du CNAPESTE soumis encore à un contrôle judiciaire depuis une année maintenant. Le but de ces manœuvres liberticides est de casser un syndicat qui s’est illustré par le passé par sa combativité pour l’augmentation des salaires des enseignants ainsi que pour l’amélioration des conditions socio pédagogiques. Cette énième attaque vient couronner un processus de restriction des libertés politiques et syndicales avec une loi syndicale qui restreint de plus en plus le droit de grève.
Nous affirmons notre soutien inconditionnel au CNAPESTE et dénonçons énergiquement cette procédure arbitraire qui menace au-delà de ce syndicat, le droit de tous les travailleurs à s’organiser et à se syndiquer. Une attaque contre le CNAPESTE est une attaque contre tous les travailleurs et leurs droits les plus basiques. D’où la nécessité impérieuse d’organiser la riposte afin de préserver cet acquis et d’en arracher d’autres.
Karim Hamel

Laisser un commentaire